Accueil

 

Le Moyen Âge

La Renaissance 

Le XVIIe siècle

Le XVIIIe siècle

Le XIXe siècle

Le XXe siècle


Théorie littéraire

Genre et courant littéraires

Analyse littéraire

Paragraphe fermé

Marqueurs

Figures de style

Lire la poésie

Lire le théâtre

Analyses

Nicolas Fouquet

Baudelaire et Musset

Gautier et Maupassant

Le Bourgeois gentilhomme

Vie de Molière

Thérèse Raquin

Thérèse Raquin 2

Blogue

Courriel

© 2000-2017 Josée Larochelle, Edwin Rossbach
Ce texte n'est pas une analyse, mais une présentation orale de deux étudiantes, Marie-Christine Lamy et Marie-Christine Talbot Pelchat, du Cégep de Lévis-Lauzon qui ont aimablement accepté que nous la repoduisions ici.
© Marie-Christine Lamy et Marie-Christine Talbot Pelchat, 2007


La vie de Molière

Animatrice : Bonjour. Aujourd’hui, j’ai l’honneur de rencontrer un homme qui a fait beaucoup parler de lui et de qui on parlera encore et encore à travers les siècles et j’ai nommé : Jean-Baptiste Poquelin. Ben… Molière là ! Bonjour !

Molière : Ah bin Bonjour !

A : Parlez-moi un peu de vous.

M : Bien sûr. Alors, moi, je suis né aux alentours du 15 janvier 1622, ma date de naissance est indéterminée, de toute façon, j’étais trop jeune pour m’en souvenir. Je suis né sous le nom de Jean-Baptiste Poquelin. Mon père était tapissier du Roi, à Paris. Et malheureusement, ma mère est décédée alors que je n’avais que 10 ans.

A : Vous n’avez pas repris le métier de votre père ?

M : Bien sûr que non ! J’ai suivi des cours au collège jésuite de Clermont jusqu’en 1637, avant de partir pour Orléans pour y faire des études en droit. Finalement, j’ai renoncé à ma carrière juridique et à l’héritage de mon père pour me lancer dans le théâtre vers 1643.

A : Vous vous êtes lié avec une famille de comédiens, les Béjart, vers 1644, je crois ?

M : En effet, c’est alors que j’ai pris le nom Molière et que nous avons fondé conjointement « L’Illustre Théâtre », qui ouvrit au jeune de paume des Métayers en janvier 1644.

A : Ah oui ! Et vous n’avez pas fait faillite avec « L’Illustre Théâtre »?

M : Hum, oui.. en mai 1645, la troupe a eu de gros problèmes financiers et j’ai passé quelques jours en prison, au Châtelet. C’est mon père qui a payé les dettes de la troupe pour me faire sortir.

A : Qu’avez vous fait après?

M : Eh bien, nous avons quitté Paris en 1646, pour y revenir en 1658, à la salle du Petit-Bourbon, que nous partagions avec des comédiens italiens.

A : Et ç’a fonctionné ?

M : Oui, si bien que la réussite de L’Étourdi et du Dépit amoureux suscita l’attention de Monsieur, le frère du Roi, qui nous accorda sa protection.

A : Monsieur, le frère du Roi !

M : Oui, oui. Nous avons alors quitté le Petit-Bourbon en 1660 pour nous installer au Palais-Royal !

A : Vous avez, encore là, partagé votre salle avec des Italiens. Est-ce que cela vous a apporté quelque chose ?

M : Définitivement ! J’ai beaucoup appris de la commedia dell’arte, dont je me suis inspiré pour créer le personnage d’une de mes pièces, Sganarelle.

A : Vous avez eu la chance de jouer devant la cour en présentant Les Fâcheux aux « Divertissements du Roi » donnés par Fouquet à Vaux-le-Vicomte ?

M : Un méchant party ! Ces fêtes furent pourtant les dernières pour Fouquet, car peu de temps après, Louis XIV ordonna son arrestation pour détournement de fonds. Mais entre vous et moi, c’est parce qu’il était trop populaire.

A : Apparemment, vous étiez un des préférés du Roi ?

M : Bin, c’est pas pour me vanter, mais je donnais mes pièces devant la cour avant de les faire jouer en ville. En plus, Louis fut le parrain de mon premier fils, qui est décédé à 8 mois et demi.

A : Ah ! c’est triste. Nommez-nous quelques-unes de vos œuvres.

M : Il y a eu Le Bourgeois Gentilhomme, Dom Juan, L’Amour médecin, plusieurs comédies ballets, galantes et pleine de controverses. J’ai écrit en vers, en prose. J’ai été comédien et metteur en scène, aussi.

A : Vous avez aussi connu beaucoup de gens ?

M : Oui, entre autres Lully, Corneille, Quinault, Colbert, Jean Racine et plein d’autres.

A : Vous avez été très malade aussi, n’est-ce pas ?

M : Oh oui, en 1667. Tellement que je ne pouvais boire que du lait. Mais j’ai quand même recommencé à écrire en 1668.

A : J’ai entendu dire qu’il s’était passé quelque chose de spécial, en 1673, lors de la quatrième représentation de la pièce que vous avez écrite et dans laquelle vous avez joué, Le Malade imaginaire, mais je n’ai jamais pu savoir c’était quoi. Le public veut savoir !

M : Écoutez bien alors ! Je jouais le rôle d’un hypocondriaque, mais grande ironie, j’ai été pris de convulsions. Ils m’ont ramené chez moi et, malheureusement, je suis mort quelques heures plus tard.

A : Vous êtes mort ! Mais je l’ignorais !

M : Ma femme a dû supplier le Roi Louis XIV pour qu’il intervienne auprès de l’archevêque de Paris, qui avait défendu mon inhumation en terre consacrée, et j’ai été enterré de nuit, à la sauvette, dans le cimetière Saint-Joseph.

A : Ah évidemment ! Souvenons-nous que les comédiens étaient excommuniés à votre époque. Eh bien. Pour terminer, Molière, avez-vous un fait « croustillant » pour les téléspectateurs à la maison ?

M : Ah allez ! Faites-vous plaisir ! C’est du bonbon pour les oreilles. Je pourrais vous dire que, lorsque je suis tombé amoureux de Madeleine Béjart, elle a accouché d’une petite fille, qui s’appelait Armande. Mais, le Duc de Modène la reconnaissait comme sa fille. Vingt ans plus tard, j’ai épousé Armande Béjart. Cependant, les gens prétendaient que c’était ma fille et m’accusaient d’inceste. J’ai quand même eu trois enfants avec elle, dont seulement un a survécu.

A : Ben bravo, vous avez épousé votre fille !

M : Merci.

A : Alors, en terminant, je voudrais vous parler de ce livre, qui en fait est une pièce de théâtre. Le Bourgeois Gentilhomme,, écrit par monsieur Molière lui-même. Je l’ai dévoré du début à la fin. On veut toujours en savoir plus, c’est intéressant, cocasse et vraiment plein de rebondissements. Je vous le dis : lisez cela absolument, c’est un chef-d’œuvre !

Bonne fin de journée tout le monde !



Médiagraphie :

• http://fr.wikipedia.org/wiki/Moli%C3%A8re
• http://moliere.mes-biographies.com/biographie-Moliere.html
• http://www.site-moliere.com/bio/index.html
• http://www.etudes-litteraires.com/moliere.php
• Molière. Le Bourgeois Gentilhomme,, Paris, Édition Flammarion, 2006. 152p.
• KEY, Alain. Le Petit Robert des noms propres 2007, Paris, Édition Le Robert, 2007, 2523p.